mardi, avril 20, 2004

"Voici, de bon compte, de quoi vivre pendant onze grands jours, fumer et dormir au soleil et faire mon lézard sans aucun souci de la nourriture."

Karr : Sous les tilleuls

lundi, avril 12, 2004

Naissance du lézard adoré.
Petits miaulements, doux babillements.
Distillateur de paix et d'éternité.
De chaleur et de relativité.

Adolescence du lézard tourmenté.
Mouvements de gris, révoltes déjà finies.
Il halète le long d'un caisson de soleil, pure sexualité.
Poussières dans le nez, chaussures usées et bohèmes lentement dissipées.
Fiancé?

Retour du lézard enchanté. Bouillonnements de l'être. Pauvreté de l'esprit.
Je chante. Je chante les louanges du lézard affamé.
Je vis. Je vis par l'intermédiaire du lézard moralisé.
Allez dans la paix inconsciente du lézard étoilé.

Les cendres se collent sur son visage, limons hurlant le désespoir lézardien.
Départ du lézard déprimé : "comment avons-nous pu en arriver là?"
Mort du lézard désillusionné : gigantesque farce que l'amitié.
Enterrement du lézard décomposé : ah ah ah! Tant et si peu.

Naissance du lézard adoré ect.

jeudi, avril 08, 2004

"On le dit aux bains de mer, quelque part, où il lézarde et flirte."

Colette - Claudine à l'école

mercredi, avril 07, 2004

Rappel important : Les lézards habitent ordinairement dans les trous de muraille.

mardi, avril 06, 2004

Lézard : Reptile saurien (de la famille des Lacertidés) généralement de petite taille, au corps allongé, recouvert d'écailles, à quatre pattes courtes et grêles et dont la queue est longue, effilée et cassante.

Pourquoi une lettre autour d'un thème aussi peu fédérateur que celui de la condition du lézard communiste?
Pourquoi s'attarder sur la difficulté de notre délicieux ami invertébré à s'insérer de manière durable et pérenne au sein des structures sociales de son milieu.

Après tout, libre comme l'air de coincer sa queue dans les multiples portes et dérobades qui s'offrent à lui, le lézard, à la recherche de pierres chaudes et de palets de mousse sèche pour y passer les quelques heures de l'après-midi, n'est pas plus à plaindre que telle autre espèce saurienne, qu'il s'agisse du lâche et veule caïman de Madagascar, besogneux poussif à la machoire édentée, ou du gavial des Indes, triste sire aux yeux larmoyants...

Pour autant que l'après-midi le permette (nous avons tous nos pierres chaudes à débusquer avant la tombée du soleil), pourquoi alors ne pas tenter une petite explication de texte, de sens, de signes, autour de l'idée généralement admise que le lézard, politiquement parlant, ne saurait se situer sur l'échiquier politique ailleurs qu'au sein de la grande famille chaleureuse du communisme finissant.

Alors même que l'on nous rebat les oreilles d'efficacité, de focalisation, de rentabilité, de déontologie etc., quelle belle leçon d'humilité qui nous est ainsi infligée par notre reptile préféré.