En fin d'après-midi, n'y coryant plus, le lézard s'est éloigné de la scène des événements. Bourdonnant encore de milliers de sonorités différentes - appels, cris, rires, klaxons - l'avenue semblait paralysée dans l'attente de l'évenement.
Les gens s'étaient massés des deux côtés et les automobilistes avaient décidés de sortir de leur voiture et observaient le ciel d'un air perplexe. Une mère disait à son enfant, encore en bas âge, qu'il allait revenir. Un couple d'adolescents s'était allongé à même le macadam et les deux s'étaient confectionnés tant bien que mal une sorte de couche en utilisant leur besace comme oreiller provisoire. De toute évidence, ils se préparaient à une attente de plusieurs heures. Des chiens de toutes races se faisaient la course en aboyant malgré les injonctions énervés de leur maître. Le patron du Chéri(e) s'y était mis lui aussi, et y allait de ses meilleurs pronostics sur l'heure prévisionnelle.
Redescendant la rue du faubourg du Temple en direction du boulevard Richard Lenoir, le lézard se rendait progressivement compte que le phénomène touchait l'intégralité du quartier.
C'est en arrivant dans la rue Saint Sébastien, presqu'en face de sa porte, que cela se produisit.
D'abord timidement, tentant de percer l'opacité des nuages. Puis, s'affermissant, gagnant en confiance, s'imposant, le soleil se fit un chemin et vint frapper la nuque du lézard, occupé bêtement à refaire son lacet (qui, aujourd'hui, décide encore de refaire son lacet dans la rue? ce geste semble appartenir au siècle dernier...).
Alors la clameur retentit dans toute la ville, à la hauteur de l'évenement.
Les gens s'étaient massés des deux côtés et les automobilistes avaient décidés de sortir de leur voiture et observaient le ciel d'un air perplexe. Une mère disait à son enfant, encore en bas âge, qu'il allait revenir. Un couple d'adolescents s'était allongé à même le macadam et les deux s'étaient confectionnés tant bien que mal une sorte de couche en utilisant leur besace comme oreiller provisoire. De toute évidence, ils se préparaient à une attente de plusieurs heures. Des chiens de toutes races se faisaient la course en aboyant malgré les injonctions énervés de leur maître. Le patron du Chéri(e) s'y était mis lui aussi, et y allait de ses meilleurs pronostics sur l'heure prévisionnelle.
Redescendant la rue du faubourg du Temple en direction du boulevard Richard Lenoir, le lézard se rendait progressivement compte que le phénomène touchait l'intégralité du quartier.
C'est en arrivant dans la rue Saint Sébastien, presqu'en face de sa porte, que cela se produisit.
D'abord timidement, tentant de percer l'opacité des nuages. Puis, s'affermissant, gagnant en confiance, s'imposant, le soleil se fit un chemin et vint frapper la nuque du lézard, occupé bêtement à refaire son lacet (qui, aujourd'hui, décide encore de refaire son lacet dans la rue? ce geste semble appartenir au siècle dernier...).
Alors la clameur retentit dans toute la ville, à la hauteur de l'évenement.

